Du fez, du couscous, des babouches et du pain de sucre
Tant que nous aurons le fez sur la tête, le couscous au ventre, les babouches aux pieds et le pain de sucre sous les bras, en akimbo ,nous resterons des homi cuscussi.
Voyez y par vous-mêmes :
Comme coiffure, le fez a eu ses moments de gloire quand il a été élu sacrée coiffure sur les bords du lac Leman, un été des années quarante. Il faut dire que c’était le roi Farouq d’Egypte en personne qui le portait. Mais à l’épreuve, le fez ne sert absolument à rien. On ne peut compter sur lui quand il pleut ou quand il souffle. Le remettre sur la tête équivaut à une intention bien arrêtée de ne rien foutre. Emblème s’il en est du farniente et de la paresse.
Les Maya disent être issus du maïs, Les Marocains du couscous.
On en mange tous les vendredi et tous les vendredi, à 15 heures, je peux affrimer, sans risque d'erreur, que les neuf dixièmes des Marocains se retrouvent avec un creux dans l’estomac. Le faux sentiment de satiété s’envole avec le premier pet décoché ce qui fait dire à nos nutritionnistes que c’est là un régime tout indiqué pour maigrir. Nos épiciers leur damne le pion et, façon de couper les cheveux en quatre, parlent de leur côté de couscous jockey.
Pour les babouches, ils pèchent par leur côté non pratique. Au premier geste prompt, l’on se trouve pieds nus qu’à la fin l’exercice relève d’une des attributions de Tantale. Son effet pervers : des callosités dans la plante des pieds. Plus que Masmar el Kif : mahmaz el kanabis.
Les pains de sucre sont aussi à mettre à l’index. Il faut s’y exercer toute une vie pour pouvoir réussir une théière qui ne serait ni trop sucrée ni amère. Voyez ce que cet exercice coûte à nos compatriotes sahraouis en terme de temps… Rien à voir avec le british tea.
NB : j'ai passé sous silence le tagine, non pas par fierté régionale, mais juste que ce dernier contient du mercure et il est impropre à la consommation humaine.
Valeur nutritive de Baddaz